Celui qui se perd dans sa passion est moins perdu que celui qui perd sa passion... St Augustin (354-430)


Le portable des années 1900, l'e-mail avant la lettre, c'est la carte postale. D'un coût modique, elle est fiable, sûre. Qu'elle représente une rue, un petit métier, une scène pittoresque, un commerce ou un groupe, la vulgarisation de la photographie est à l'origine de cet engouement. Ces millions de vues nous renseignent sur l'habitat, les conditions de vie, l'habillement, le commerce... Elles nous montrent la France au tout début XX° sous ses moindres aspects. Jamais probablement une période n'aura été ainsi couverte.

Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 19:24
Niort - Jeannine Zangier
Jeannine Zangier, 11 ans en 1944, l’une des plus jeunes victimes de la déportation en Deux-Sèvres. Elle a été arrêtée à Terves le 31 janvier 1944, en l’absence de ses parents.

Une stèle est inaugurée à Niort à la mémoire des 143 déportés juifs des Deux-Sèvres. Parmi eux, 33 enfants. L’historien Michel Chaumet évoque leur sort.

Le 31 juillet 1944, quelques semaines avant la libération de Niort, un train chargé de déportés juifs faisait étape à la gare, pour embarquer de nouveaux « passagers » avant de reprendre son chemin vers les camps d’extermination. Trois orphelins ont été poussés dans un des wagons : Bernard Bernstein (5 ans), sa sœur Régina (7 ans) et son frère Simon (8 ans).


Ils ont disparu tous les trois, probablement à Auschwitz. Deux ans plus tôt, leurs parents, Isidore et Frida, et leurs trois aînés, Salomon (9 ans), Serena (10 ans) et Yolande (11 ans) avaient connu le même sort.


Les noms des huit membres de cette famille sont gravés avec 135 autres sur une stèle à la mémoire des déportés juifs des Deux-Sèvres. Le monument est dévoilé ce matin près de la gare de Niort. Cette liste a été établie, au prix d’un long travail de recoupements, par deux historiens, Jean-Marie Pouplain (décédé en 2006) et Michel Chaumet.


La disparition de la famille Bernstein illustre l’un des aspects les plus épouvantables de l’Holocauste. « 33 enfants de moins de 18 ans arrêtés en Deux-Sèvres et déportés entre 1942 et 1944 », explique Michel Chaumet. D’origine tchèque, les époux Bernstein et leurs enfants s’étaient installés à Niort au début de la guerre, au 123, rue de Strasbourg. « Il ne reste rien de cette famille, à l’exception des procès-verbaux d’arrestations ».


On ignore pourquoi les trois jeunes enfants ont échappé au premier convoi, après la rafle de la famille en octobre 1942. Ils ont vécu deux ans dans un orphelinat, avant d’être déportés à leur tour. « En 1942, la rafle concernait les juifs étrangers. Leurs enfants nés en France, en vertu du droit du sol, pouvaient échapper à la déportation, explique Michel Chaumet. Mais des parents ont évidemment refusé de partir sans leurs enfants. Ils obtenaient alors la “ faveur ” de les prendre avec eux. A ce moment-là, ils ignoraient leur destination ».


Jeannine Zangier, 11 ans en 1944, a été déportée sans ses parents. Son histoire est connue grâce au travail de Jean-Marie Pouplain. La petite fille a été arrêtée le 31 janvier 1944, lors de la seconde rafle du département, chez une habitante de Terves qui en avait la garde. Sa mère, Esther Zangier, était alors partie à la frontière espagnole chercher la trace de son mari, arrêté plusieurs mois plus tôt (et mort en déportation). Jeannine a été emmenée par les gendarmes en pleine nuit. Dix jours plus tard, elle s’est retrouvée, seule, dans un train vers Auschwitz.


La fillette n’avait aucune chance de survie. « A leur arrivée, les enfants les plus jeunes étaient dirigés vers les chambres à gaz avec les vieillards et les personnes incapables de travailler, reprend Michel Chaumet. Les autres étaient promis à une mort lente, à de rares exceptions près. Sur les 143 déportés des Deux-Sèvres, quatre sont revenus. Ils avaient entre 14 et 20 ans ». Assez âgés pour travailler, assez jeunes pour résister. L’une de ces rescapés, Ida Grinspan, a consacré sa vie à témoigner de l’horreur d’Auschwitz. Elle participe à la cérémonie ce matin.

 

Article paru dans la NR le 3 février 2012.

 


Par Eric Caillé - Publié dans : Presse
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 20:42

Des ossements d'époque médiévale viennent d'être découverts rue du Temple alors que les entreprises poursuivent les travaux sur les réseaux d'eau dans le cadre du réaménagement du centre-ville.

 

Niort - 01.02.12 (1)

Rue du Temple, découverte d'ossements à l'emplacement

d'un cimetière datant du Moyen-Âge.

 

Niort - 01.02.12 (2)

Place du Donjon, mise à jour de fondations de bâtiments datant

eux aussi du Moyen-Âge, côté halles.

 

L'archéologue de la Ville, Céline Trézéguet, a effectué ce mercredi 1er février 2012 des relevés sur la toute dernière découverte archéologique en centre-ville. Après la mise à jour cette semaine par l'Inrap de fondations d'époque médiévale place du Donjon, l'attention se tourne maintenant du côté de la rue du Temple. A cet emplacement se situait au Moyen-Âge un cimetière qui jouxtait l'église des Cordeliers érigée sur le site de l'actuel Temple.

Sans grande surprise donc, deux calottes crâniennes, dont celle d'un enfant, ainsi que des ossements ont été trouvés à l'entrée de la rue Temple. A proximité du plus petit crâne, notre archéologue a découvert une épingle métallique qui aurait pu servir à fermer un linceul, ainsi que des morceaux de céramiques. L'ensemble est difficile à dater précisément sur place. Des recherches plus poussées seront effectuées dans un second temps à partir des relevés qui ont du prendre fin dans la journée. 

Les travaux quant à eux se poursuivent malgré les températures très froides. Le Syndicat des eaux du Vivier devrait terminer son intervention dans la rue du Temple d'ici le début de la semaine prochaine, si la météo le permet.

 

Article paru ce jour sur vivre-a-niort.com

 

Par Eric Caillé - Publié dans : Presse
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 11:18

Sam poursuit son itinéraire dans les Deux-Sèvres à la découverte du Château d'Oiron (www.oiron.fr).


Suivez le septième épisode de la série (www.tourisme-deux-sevres.com).



Aller au-delà des apparences... c'est l'invitation que vous adresse le château d'Oiron en vous proposant une expérience de visite originale et inédite. Dans cet écrin d'architecture du XVIIème siècle, vous irez de surprise en étonnement en découvrant les œuvres d'artistes contemporains de renommée internationale. Il ne s'agit pas de la boîte de Pandore ! Cet écrin que vous pourrez ouvrir sans danger, contient une richesse artistique qui fait référence à la fabuleuse collection d'art de Claude Gouffier, grand écuyer d'Henri II. Laissez courir votre imagination dans cet univers de tous les possibles où l'objet contemporain se fond dans le décor d'apparat d'époque. Des « Curiosités et des Merveilles » dans l'esprit de la Renaissance. Le château ouvre ses portes sur le village d'Oiron où la création contemporaine a investi les places publiques et les ruelles.

 

 

 


 
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Par Eric Caillé - Publié dans : Tourisme
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 20:48

Carte photo :

 

Chef-Boutonne - Sellier Bourrelier

 

Par Eric Caillé - Publié dans : Cartes postales
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 18:35

Musée - Coiffe de grenadier

MERCI à Stan pour la photo

 

Il n'en existe qu'une seule en France et elle est visible au musée du sous-officier de Saint Maixent l'Ecole, se félicitait le conservateur en la présentant récemment. La grenadirka, effectivement protégée dans une vitrine, séduirait plus d'un collectionneur. « C'est une coiffe de grenadier des armées russes de 1803 », précisait le capitaine Leroux qui veille sur elle. Mais comment lui est-elle parvenue ? En 1988, Gérard de Langavant, un Saint-Maixentais bien connu pour son implication historique, l'avait reçue en héritage et en a fait don au musée. Elle rejoignait les nombreuses pièces historiques et militaires dans les placards des réserves du quartier Marchand. Jusqu'au jour où les responsables de l'agence du Crédit Agricole, souhaitant faire œuvre de mécénat, découvrent cette pièce exceptionnelle. Ils décident de la restaurer.


Car si elle a traversé les ans, la mitre était un peu défraîchie. « Elle coiffait les grenadiers de la garde Pavlovski, un régiment d'élite russe. Cette coiffe en laiton, cuir et tissus permettait aux soldats de s'identifier sur les champs de bataille afin de ne pas s'entre-tuer », précise encore le conservateur. Il en apporte la preuve en montrant les détails de la bataille de la Moskova du 7 septembre 1812, un tableau du peintre Charpentier, où apparaissent les grenadiers du fameux régiment. Un tableau évidemment mis en valeur au musée.


« Ces troupes russes portèrent la mitre jusqu'en 1917 et celle-ci coiffait un sous-officier qui combattit les Turques en 1877. Des inscriptions et le nom du soldat apparaissent sur la coiffe, note le conservateur, l'aigle impérial au centre de la grenadirka est peint, celui des officiers était en relief ». Qu'elle fut le sort de ce soldat ? Funeste probablement, si l'on en croit les trois impacts de balles de sa coiffe. Néanmoins elle témoigne du courage de ces hommes. C'est le général Briois, attaché militaire en Russie, qui la ramena en France en 1900. Il l'avait reçue en cadeau.

 

Article paru dans la NR le 3 janvier 2012.

 


Par Eric Caillé - Publié dans : Presse
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